O LINEA – O LINEA

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    (Crédit Photo : Olivier Lamalice)

    Montréal, le 30 août 2016

    O Linea est un campanile qui résonne à nouveau pour réunir ses fidèles fans de rock indie francophone. L’écriture de Julien Vézina uni les mélomanes, autant dans la musique que dans les textes et le groupe présente le 23 septembre prochain, un 5ealbum depuis le début des années 2000. Cette fois, l’album portera le nom de son créateur éponyme, parce qu’il est la somme d’un passé qui mérite une attention particulière. Oui, des rotations à Musique Plus, dans les radios BDS, satellites, communautaires et universitaires. Oui, des concerts, des entrevues, des bonnes critiques et de la diffusion type d’un groupe au Québec. Mais quel est le fait le plus notable quand on regarde l’histoire du groupe de St-Jean sur Richelieu? Ceux qui en font fait partie.

    Certains sont des meubles depuis le début, comme Maxime et Sebastien. Mais Jonathan Bigras jouait dans O Linea avant de jouer avec Galaxie, Laura Sauvage, Samito, Les Dales Hawerchuks et Marie-Eve Roy. On a vu Martin Clairmont de Capitaine Révolte et Écho Kalypso sur les photos de presse à l’époque. Même chose pour Félix-Antoine Couturier qui était avec Kodiak avant O Linea, et maintenant en carrière solo. C’est maintenant David Jobin qui complète le quatuor, un auteur-compositeur-interprète qui a déjà participé à Ma première Place des Arts avec une chanson d’O Linea avant de se joindre officiellement au groupe en 2015.

    Parlons également de Jérôme Boisvert, réalisateur des 3 plus récents albums d’O Linea, après avoir réalisé des albums pour Les Trois Accords, Rouge Pompier, et Subb. » La première expérience studio d’O Linea en 2004 était un album en anglais réalisé par Frank Joly, qui travaille présentement avec Simple Plan mondialement.

    Quatre années se sont écoulées depuis le dernier album complet « Distraction ». En 2015, un projet hyper puriste, « à la Jack White », nommé Langage Primaire fait brièvement surface, 4 chansons enregistrées directement sur bande analogue, vendue sur vinyle avec la mission de ne jamais être écouté autrement que via une des 300 copies. Aucune diffusion numérique. Même Radio-Canada s’est vu refuser une entrevue parce qu’elle voulait faire tourner une pièce via leur table tournante sans toutefois débrancher la baladodiffusion.

    L’édition 2016 d’O Linea est forte parce qu’elle a un capitaine, des joueurs de premier trio, une recrue qui a faim et un personnel de soutien présent depuis le début. Mais c’est aussi des artistes qui, au-delà des références au hockey, savent composer des bonnes chansons.

    «O Linea», l’album homonyme, ne s’inspire pas d’un courant musical précis, on y retrouve les prévisibles influences de chacun des membres actuels, mais aussi la magie qu’un groupe peut bâtir avec le temps s’il est suffisamment intelligent et rusé.

    Dès la première écoute de « Casseur de Code », le premier extrait, on remarque que la signature sonore d’O Linea existe bien ; On reconnait tout de suite la voix de Vézina, les imprévisibles mélodies complexes et pop en combat avec le ton rock juste assez agressif en plus des textes poétiques et francs.

    L’album fera encore disparaître vos repaires, et pointera votre position dans le néant.

    -30-

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